LAMBERT Camille
ÉCOLE POLYTECHNIQUE FÉDÉRALE DE LAUSANNE | Faculté des sciences de la vie

« Profilage phénotypique de cellules tumorales circulantes par co-acquisition d’images à haute résolution et de données de séquençage unicellulaire »
sous la direction du Professeur Bart Deplancke
Peut-on prédire le comportement d’une cellule cancéreuse simplement en la regardant? »
C’est la question qui guide aujourd’hui les travaux de Camille, doctorante à l’EPFL au sein du Laboratoire de biologie des systèmes et de génétique, supervisée par le Prof. Bart Deplancke.
Formée en physique et en ingénierie à Grenoble, elle s’intéresse très tôt à l’application des sciences de l’ingénieur au domaine de la santé, et se spécialise en ingénierie biomédicale pour son Master à Grenoble INP - Phelma.
C’est au cours de ses études qu’elle découvre la microfluidique, une branche de la mécanique des fluides à très petite échelle qui consiste à manipuler de très faibles volumes de liquide dans des circuits de taille micrométrique. Elle est alors particulièrement fascinée par le potentiel de ces technologies pour des applications biologiques et médicales, notamment pour la manipulation et l’isolation de cellules.
À Grenoble, en parallèle de ses activités musicales et de nombreuses randonnées en montagne, Camille s’engage dans l’association « Cheer-up », dédiée aux jeunes atteints de cancer. Elle rend visite à des adolescents hospitalisés et participe à l’organisation d’événements et de collectes de fonds, une expérience qui renforce son intérêt pour le développement de dispositifs au service de la recherche en oncologie.
Attirée par un environnement mêlant technologies de pointe, excellence scientifique à dimension internationale (et cadre exceptionnel au pied des montagnes!), elle rejoint ensuite l’EPFL pour son projet de Master au Laboratoire des microsystèmes 4, où elle approfondit ses compétences en concevant et fabriquant des puces microfluidiques en salle blanche.
Souhaitant compléter sa formation en biologie, elle poursuit en doctorat à l’EPFL dans le laboratoire du Prof. Deplancke. Elle y rejoint une équipe développant une nouvelle technologie visant à relier directement l’apparence d’une cellule à son programme d’expression génique. Elle s’occupe alors de la conception et de la fabrication de la puce microfluidique, permettant de récupérer et d’imager des cellules une à une avant de les encapsuler dans une goutte pour analyser l’activité de leurs gènes.
Dans un second temps, en collaboration avec le laboratoire du Prof. Nicola Aceto à l’ETH Zurich, cette technologie est appliquée au profilage de cellules tumorales circulantes, les cellules responsables des métastases. Camille se consacre désormais entièrement à l’analyse des données obtenues, avec pour objectif de comprendre si certaines caractéristiques morphologiques permettent de prédire le comportement de ces cellules cancéreuses, comme leur capacité à proliférer ou à s’adapter à leur environnement, avec à terme des implications pour la compréhension de la progression métastatique.